Le samedi, sur le swimrun de la côte Vermeille, permettant d’arpenter en duo les magnifiques sentiers et criques du littoral catalan, quelques uns de nos spécialistes de la discipline ont pu s’en donner à coeur joie. Une météo évidemment chaude et une houle grandissante, n’ont pas empêché Anouk Campagnaro, accompagnée de sa fille Lola, d’en profiter pleinement sur la courte mais déjà rude distance avec un beau moment de partage familial.

Sur le M, épreuve montant sur les hauts de Collioure, le tandem Victor MiroJacques Berna avait bien préparé la course : bons , même, très bon nageurs, ils ont montré aussi leur célérité et leurs mollets affutés sur les sentiers sinueux et techniques pour rester avec constance aux avant-postes et terminer solides 8e à une encablure du podium. Un peu plus loin, notre ancien coach Clément Bouleau a pris beaucoup de plaisir avec sa chère Tiffany, tandis que notre Seb Proux a fait preuve d’une grande vaillance, avec Fabien, pour franchir la ligne d’arrivée malgré un mollet récalcitrant… et un covid tout récent: un dur au mal.

Elle semblait venir là en dilettante, avec sa binôme de toujours Marion, mais non… Marjo, avec talent, tenacité… et un brin de préparation tout de même, finit sur la boite des teams féminins avec une magnifique médaille d’argent.

Eux écument les swimruns depuis longtemps, les plus longs et les plus rudes ne les faisant pas trembler ; leur début de saison « en forme » laissait augurer de belles choses sur le terrifiant Ultra (un des plus durs de France voire au-delà) : une course constante, tout en sérénité et maîtrise leur permet d’accrocher une splendide médaille de bronze… et de lorgner sur l’Otillo, épreuve suédoise mythique regroupant les meilleurs swimrunners au monde !

Ce week-end se passait aussi à Revel, sur les d’habitude placides bords du lac de Saint Férréol…. bien plus agités en raison d’un vent d’Autan virulent et même pénible.

Dès le matin du samedi, les couleurs du TCC étaient à l’honneur avec notre jeune flèche connectée Antonin Jeanneau, inscrit là « un peu par hasard » et qui finit troisième : le hasard fait parfois bien les choses ! Dans la même course, Marine Campagnaro a parfaitement mis à profit son passé de nageuse et poursuivre en vélo et à pied avant que la fournaise ne se déclenche.

Un peu plus tard, c’était au tour de notre Elsa Sabadie « nationale » (déjà deux championnats nationaux à son actif) de prendre le départ du XS… avec une nouvelle médaille autour du cou: attention aux torticolis, Elsa!

Enfin, l’épreuve tant attendue du championnat régional arrivait, alors que le soleil pointait au zénith: une épreuve âpre renforcée par le vent et une chaleur éreintante: aucune emprise sur Francky Favre, habitué des fournaises martiniquaises, qui, même s’il annonçait qu’il venait un peu en « touriste », a fait parler la poudre pour décrocher une deuxième place au scratch et le titre de champion régional chez les masters : il y a des touristes particulièrement affutés et rapides…

Sacha Doumenc, encore un peu émoussé de son Frenchman, échoue dans la quête de son troisième titre régional, mais finit tout de même vice-champion. La belle surprise nous vient d’un jeune homme élancé, aussi discret, sympa que rapide et déterminé : Guillaume Gubert. Déjà dans les meilleurs de l’équipe de D3, Guillaume a clairement passé la surmultipliée et derrière son sourire se cache un triathlète avec qui il faudra compter également sur les épreuves de longue distance avec un beau top 10 au scratch et une course parfaitement maîtrisée.

Autre « jeune » ayant bien progressé, Sébastien Olivier a par contre un peu payé son inexpérience en subissant une déshydratation fulgurante qui ne lui a pas permis de finir l’épreuve. Mais bon sang de catalan ne saurait mentir, notre gaillard reviendra, revanchard et costaud.

Le dimanche, sur la distance M, Adeline Rouffia effectuait son  baptême du feu sur la distance avec niaque et entraînement à la hauteur de l’épreuve : deuxième féminine après une course à pied où elle a trouvé les ressources pour s’extirper d’un  groupe pourtant très relevé !

Suivaient les garçons qui avaient peut-être un tantinet d’ambitions en moins (à moins que ce ne soit de la  galanterie) mais qui ont su en profiter (parfois plus que de raison !) avec le talentueux Guillaume Dewavrin, le facétieux Romain Gasparini, le bienheureux Patrick Jonet, le courageux Bérenger Ribes, le valeureux Patrick Harroué et le presque vieux Yannick Labenc (deuxième de cette catégorie quand même).

Enfin, ce beau week-end clôturait avec l’épreuve S où Carole Jonet, emboitant le pas de son cher et tendre et du talentueux fiston Thomas, Mathilde Tensa, dont c’était le tout premier triathlon, et Clément Ratel ont pu nager, pédaler et courir en profitant de la chaleur et du vent omniprésents ce week-end.

Un week-end faste et furieux pour le triathlon club carcassonnais

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