Au départ de cette 24ème édition, Juan et Jéjé s’étaient lancés ce difficile et périlleux défis…..

Tout commence le lundi 13 Août avec un rendez vous 8h à Agde pour 5h de trajet. Le bivouac Carcassonnais, j’entends par là les familles Anirepoque, Prudent, Grosroyat et Caveriviere au complet + Pauline et Cécile (je crois que j’ai oublier personne, mais si c’est la cas veuillez m’en excuser) est déjà sur place depuis le samedi, à 2 pas du départ. Ils affinent les derniers préparatifs de supporters et s’affûtent dans l’arrière pays Embrenais.

Côté hébergement, nous sommes de retour au gîte de la Draye, même endroit que l’an passé pour J-Michel Favier et J-Louis Guilhounet (on change pas une équipe qui gagne).

Les 2 jours précédents la course nous servirons de repos et de préparation matérielle, avant cette épreuve redoutable qu’est l’Embrun man. (3.8km de natation dans le de serre ponçon à 6h du matin, puis 188km de vélo légèrement vallonnés ;o)) et pour finir un petit marathon manière de se dégourdir les jambes…. En résumé, pas moins d’une journée de sport en continu.

La course : « c’est partie pour une journée en enfer… » titre le journal local !

Mercredi 15 Août matin, levé 3h30 pour un petit dej’ énergétique. Premier soutien : J-Louis Guilhounet qui nous a fait l’agréable surprise de nous passer un coup de fils pour nous apporter ses encouragements. « Ca c’est vraiment le CD spirit ». Départ pour le site de la course à 4h, et déjà Toto est là pour nous apporter son soutien au bord du parc à vélo. Il a fait le déplacement avec J-Michel Favier et Henri Campos. 1h30 passé au dernier préparatif, de pression, mais aussi de bonheur dans un parc qui ne regroupe pas moins de 800 concurrents. 5h50, et premier coup de speed, c’est le départ des femmes. Plus que 10’ d’attente. Nos 2 técésistes commencent a s’impatienter, pressés d’en découdre avec le start. 6h : ça y est, l’organisateur libère les 800 concurrents pour une journée en enfer.

Bain de Minuit à 6h du mat’… mais en combi quand même ;o))…

Sortie en 58’, nous sortons de la natation ensemble sans le vouloir. La transition nous permet de discuter sur nos sensations et de s’encourager mutuellement avant d’affronter la partie cycliste.

Juan décolle du parc le premier, le soleil fait son apparition, laissant présager d’une belle journée. Une première boucle de 40km nous permet une petite mise en jambe. Le retour sur Embrun et un passage au milieu des nombreux supporters venus s’amasser sur les bords de la route (on se croirait au tour de France) : c’est les premiers frissons de la journée. La horde Carcassonnaise nous encourage au milieu de la foule en délire. Puis c’est parti pour la véritable partie du vélo, et la route qui va nous mener au pied du col de l’izoard. Mais avant cà, J-Mimi, Henri et Toto sont là pour apporter leur soutien aux abords du 6ème ravitaillements.

85ème kilomètre, l’Izoard. « Rude ! », voila le mot. Le long faux plat montant qui nous mène au pied du col laisse des traces. Heureusement de nombreuses personnes apportent leur soutien a tous les athlètes, et nous portent jusqu’au sommet à 2330m (il fait pas chaud ;o)) ). C’est là que nous attendent Didier et Hélène (sudchrono), monté très courageusement en 125… mais surtout le ravitaillement tant attendu et le bon sandwich salvateur au jambon de pays…

« Quand on croit en avoir fini, c’est là que tout commence ».

Après la descente plutôt prudente sur Briançon, 3 petites mais difficiles bosses nous attendent, mais aussi un invité de taille : le vent ! Déjà de face à l’aller, il est toujours là pour le retour… et toujours de face ! (A, thermique quand tu nous tiens ;o)) ). « Pas long » sera le plus dur à gravir. Chalvet dernière difficulté, me permettra de me ravitailler une dernière fois avant d’affronter le marathon.

Un Fanclub en délire…

Arrivée au parc, les supporters carcassonnais sont toujours là, plus que présent sur les gradins. Des encouragements venues d’ailleurs, même Hervé Faure en tête de la course, n’est pas supporté autant (le speaker l’a fait remarquer). Un transition intégrale bercé par des encouragements, comme pour la première et me voilà partie sur la course à pied. Première sensation correcte, qui me laisse serein pour le reste du parcours. Après le premier tour, passage sur les abords du parc, et là toujours pas le vélo de Jéjé. Je commence a m’inquiéter tout en restant quand même confiant, il lui reste encore du temps pour le rejoindre.

« C’est au mental que cette course se joue »

Un petit passage à vide entre le 25ème et 30ème kilo, mais toujours présent sur le côté, les supporters Carcassonnais me font avancés. Dans ma bulle durant les derniers kilo, je pense a Jéjé, est t’il arrivé a temps ? Je pose la question J-Mi, Henri et Toto qui m’accompagnent. Ils me confirment que oui… Les derniers kilos seront fait à l’énergie. Mais à quelques mètres de l’arrivée, gros coup au moral. Alors que J-Louis attend en direct, impatient au téléphone, mon arrivée, j’entends une voix dans le parc m’encourager… c’est Jéjé. Mon compagnon de galère arrivée hors délais après le vélo, suite a une défaillance physique en haut du col de l’Izoard qui lui fera perdre 1h30 ! Les dieux n’étaient pas avec lui ce jour là, ou bien voulaient t’ils le punir ? Mais pourquoi ?… La joie de passer la ligne est partagée entre la satisfaction du travail accompli et cette superbe place (39ème en 12h11), et le fait que mon « frère» n’ait pas terminé….

Après l’effort le réconfort…

Cette journée mitigée se termine autour d’une bonne bière bien mérité avec tous les personnes venues nous soutenir, et sans qui ma performance accompli ce jour là n’aurait pas été aussi bonne.

Le mot de la fin : « je pense qu’il est quand même plus difficile de gagner un sprint ou un CD dans le région, plutôt que de terminer un Iron man » Merci à tous pour cette journée ! Kiss everybody.

J-Vincent Carbou

24ème édition de l’Embrunman

2 pesnées sur “24ème édition de l’Embrunman

  • 17 septembre 2007 à 21:41
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    J’interviens un peu tard pour te féliciter et témoigner de l’exploit que représente l’accomplissement de cette épreuve; pour nous qui l’avons vécu au bord des routes (jeunes et parents), ce WE n’a été que du bonheur!!

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  • 17 septembre 2007 à 21:46
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    C’est encore Maxipapa.
    Je ne sais pas pourquoi mon logiciel contrôle parental me bloque l’ouverture de la news de Jéjé; aussi, après avoir l’avoir lue à mon bureau, je commente ici…je tiens particulièrement à associer Jéjé dans nos félicitations. Ton récit est trés touchant…et nous montre ce qu’est la véritable amitié.

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